Quand la pop allemande frappe fort dès le premier single
En 1984, un trio venu de Münster fait irruption dans les bacs européens avec un premier single au titre énigmatique : Big In Japan. Le groupe Alphaville, encore inconnu, frappe fort. Le morceau est pressé en France sur un 45 tours distribué par WEA Filipacchi Music. En face B, un titre plus confidentiel : Seeds. À l’écoute, une évidence : la scène synth-pop vient de trouver un nouveau poids lourd.
Marian Gold, Bernhard Lloyd et Frank Mertens composent ce premier tube avec un son riche en nappes électroniques, au texte mystérieux et à l’énergie contenue. Produit par Orlando et gravé chez Studio-Nord-Bremen, le disque est masterisé à Alsdorf et fabriqué par Record Service GmbH. La version française du vinyle est reconnaissable à son ouverture plus large et à sa pochette blanche en carton fin.
Un titre codé pour survivre dans un monde froid
Big In Japan n’a rien d’un fantasme de star internationale. Le titre, volontairement ironique, évoque les rêves illusoires d’un couple paumé, englué dans la toxicomanie. La chanson, écrite par Gold, Lloyd et Mertens, utilise une métaphore géographique pour parler d’espoir déçu. Le refrain catchy cache une thématique sombre, inspirée d’une histoire vraie : celle d’un ami en lutte contre son addiction.
Le morceau grimpe en tête des classements en Allemagne, en Suisse et en Suède. Il s’impose aussi en France, où il devient un classique immédiat des radios FM. Sa production, soignée et dense, séduit autant les amateurs de new wave que les fans de dance music. Il restera le plus grand succès d’Alphaville en single.