Un tube venu d’Écosse… maquillé en Japon
En 1981, le label Barclay édite en France un 45 tours au parfum d’Orient, mais conçu en Écosse. Sur la pochette, une femme en kimono, maquillage blanc, éventail en main : c’est Aneka, alias Mary Sandeman, chanteuse folk écossaise reconvertie dans le synth-pop. Le titre s’appelle Japanese Boy. Un ovni dans les bacs, enregistré pour Hansa Records Ltd. et diffusé en France via C.P.F. Barclay.
Le disque comprend deux titres. La face A abrite Japanese Boy, single principal de l’artiste. La face B propose Ae Fond Kiss, adaptation d’un poème écossais. Les deux morceaux sont produits par Neil Ross. Le pressage est assuré par Polygram Industries Messageries. Le disque est imprimé chez Montreuil Offset et distribué en France, avec une pochette fidèle à l’esthétique kitsch du moment.
Un tube planétaire parti d’un malentendu
Aneka, jusque-là inconnue en solo, propulse Japanese Boy au sommet des charts britanniques. En France, le morceau intrigue. Son accent volontairement caricatural et son imagerie japonaise ne passent pas inaperçus. À la radio, le refrain accroche immédiatement. Le 45 tours se glisse dans les tops ventes de la rentrée.