Les années 60 : le 45 tours devient la norme
Dans les années 60, le 45 tours est partout. Il sort par milliers. Chaque maison de disques a son catalogue, ses artistes, ses filières de distribution. On le vend en grande surface, en maison de la presse, au coin du comptoir. Il est abordable, identifiable, transportable. Les artistes publient leurs titres au format court, parfois plusieurs fois par an. Le son évolue : les arrangements s’épaississent, les chœurs se généralisent, la batterie prend de l’ampleur. La stéréo commence à apparaître, mais la majorité des disques reste en mono. C’est une décennie de production continue, rythmée par les campagnes de presse, les émissions de variété, et l’obsession du refrain efficace.
Des visages en gros plan, des chansons en série
Les pochettes changent de ton. Fini le fond uni et la photo figée. Les artistes posent dans la rue, en studio, parfois en plan serré, parfois en pied. Les couleurs claquent, les lettrages grossissent. Tout est fait pour accrocher l’œil dans les bacs. Les visages reviennent : Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Claude François, mais aussi Michèle Torr, Christophe, Hervé Vilard. On y trouve des originaux, des adaptations, des reprises, des chansons traduites ligne à ligne. On n’écoute pas encore des albums. On écoute des titres, un par un, sur un Teppaz ou une platine mono. C’est une musique conçue pour tourner vite, être diffusée vite, et revenir sans cesse dans les oreilles.
Les vinyles
- Les 60's
- 1960
- 1961
- 1962
- 1963
- 1964
- 1965
- 1966
- 1967
- 1968
- 1969
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