Les années 70 : le 45 tours continue sa course
Dans les années 70, le 45 tours ne disparaît pas. Il reste là, en parallèle des albums qui prennent de plus en plus de place. On le trouve dans les rayons des supermarchés, dans les présentoirs des disquaires, dans les vitrines des stations-service. Le format ne change pas : deux faces, deux titres, toujours 45 tours par minute. Mais le son évolue. Les productions deviennent plus grasses, plus orchestrées. La batterie est plus sèche, les cordes plus présentes, les claviers s’invitent. Les voix s’éclaircissent ou s’éraillent. On parle désormais de “chanson française”, de “variété”, de “rock” ou de “disco”, mais sur le disque, ce sont toujours deux titres, séparés par un silence bref.
Une décennie de pochettes criardes et de refrains rapides
Les visuels aussi se transforment. Couleurs vives, poses exagérées, fonds dégradés, typographies épaisses. Les photos se veulent modernes, souvent artificielles. On voit défiler Sheila, Joe Dassin, Sardou, Dalida, Stone et Charden. Mais aussi des visages moins connus, passés plus vite, entendus le temps d’un été. Le 45 tours reste un objet de consommation courante : on l’achète pour un titre entendu à la radio, on l’offre, on le prête, on l’oublie. On ne l’écoute pas pour l’œuvre. On l’écoute pour le morceau. Il accompagne la voiture, le dimanche, les vacances. C’est un disque rapide, pensé pour circuler.
Les vinyles
- Les 70's
- 1970
- 1971
- 1972
- 1973
- 1974
- 1975
- 1976
- 1977
- 1978
- 1979
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