Bruxelles, 1989. La lumière stroboscopique traverse la fumée épaisse d’une boîte bruxelloise. La foule ondule au ralenti, hypnotisée par le rythme lourd et métallique de la new beat. Un DJ glisse un vinyle sur la platine. Un battement sourd s’élève. Puis, une voix : « On se calme ! ». Les basses reprennent, plus profondes, plus insistantes. La salle exulte.
Quelques mois plus tôt, les Bassline Boys ont déclenché une controverse avec leur titre Warbeat. Sur un plateau de télévision animé par Christophe Dechavanne, leur morceau est récupéré dans un contexte tendancieux. Refusés de réponse publique, le duo belge réagit par la musique. On Se Calme ! sort en 1989, édité par Flarenasch et Carrere. C’est leur manière de détourner l’attaque médiatique en créant un nouvel hymne taillé pour les clubs.