Bill Baxter et la provocation tendre sur les ondes
1985. Bill Baxter lance « Embrasse-moi, idiot ! ». Trois silhouettes débarquent à la radio, dérapent sur les plateaux télé, détournent la variété. Pop acidulée, humour permanent, refrain qui s’incruste : le titre explose l’été. La chanson est extraite d’une comédie musicale du même nom. Sur scène ou sur disque, le trio propose une parodie tendre et décalée des codes amoureux. La pochette signée Pierre Antonetti et la production Virgin appuient le trait. Dans la foulée, « Compter sur ses doigts » prolonge l’esprit satirique sur la Face B.
L’univers graphique interpelle. Les musiciens adoptent des pseudonymes, jouent la comédie, cassent le quatrième mur. Tout devient prétexte à la dérision : costumes, paroles, arrangements. Le public accroche. L’air devient incontournable, le single file en tête des ventes. Bill Baxter impose une patte unique dans le paysage pop.