Boney M., la fièvre du crime sous les boules à facettes
En 1977, le nom Boney M. s’affiche partout. Après Daddy Cool, Sunny et Belfast, le groupe inventé par Frank Farian lâche un nouveau 45 tours. Ma Baker débarque dans les clubs, distribué par Hansa Records et Disques Carrere. Derrière la production : l’Allemagne, les studios de Munich, l’équipe Farian à la baguette. À la radio, le refrain claque : « Freeze! I’m Ma Baker! ». Le public découvre la voix de Liz Mitchell, la présence scénique de Bobby Farrell, et un récit inspiré de la criminelle américaine Ma Barker. Sur la face B, A Woman Can Change A Man opte pour la douceur. La mécanique disco de Boney M. se réinvente à chaque sortie.
Le vinyle tourne sur toutes les platines. L’univers du groupe mêle crime, fiction et groove. Ma Baker plonge l’auditeur dans une histoire de braquages. Frank Farian impose son style, maîtrise tout : écriture, voix, image. Le public danse, les médias relaient le phénomène. Bientôt, Rivers of Babylon et Rasputin suivront. Mais cet été-là, Ma Baker fait trembler les discothèques, de Paris à Berlin.
Boney M. multiplie les apparitions télé. Chaque performance attire les regards. La formule Farian fonctionne : visuel fort, voix hypnotique, histoires bigger than life. Ma Baker s’installe en haut des classements, impose sa légende. La disco raconte l’Amérique des gangsters sous les néons.