Boney M., le soleil du disco en pleine ascension
En 1977, Boney M. enchaîne les tubes. Après Daddy Cool, Ma Baker et Belfast, le groupe fondé par Frank Farian s’attaque à un standard américain : Sunny. Le morceau, composé à l’origine par Bobby Hebb, a déjà été interprété par Ella Fitzgerald et Marvin Gaye. Cette fois, Boney M. lui donne un nouveau souffle. Pressé par Hansa International et Carrere, le vinyle s’impose dans les clubs. Sur la face B, New York City complète le 45 tours. Les ondes françaises s’illuminent, la machine disco tourne à plein régime.
La version Boney M. de Sunny débarque sur les platines et dans les discothèques du monde entier. La production, orchestrée par Frank Farian, s’appuie sur les voix de Liz Mitchell et Marcia Barrett. L’arrangement signé Stefan Klinkhammer offre une dimension dansante, efficace. Les passages télé s’enchaînent, l’image du groupe séduit les foules. Boney M. multiplie les succès : Rivers of Babylon, Rasputin, El Lute. Le phénomène ne connaît aucun répit.
Le disque Sunny s’arrache chez les disquaires. Le titre rejoint les charts européens. Les radios françaises le diffusent en boucle. La reprise de Boney M. devient rapidement l’une des versions les plus célèbres du morceau. Frank Farian continue de diriger le groupe dans l’ombre, orchestrant chaque détail en studio. Le nom Boney M. devient synonyme de fête et de tubes instantanés. La fièvre disco gagne tous les publics.