San Francisco fait danser le monde sur un air de Boys Town Gang
En 1982, le groupe Boys Town Gang explose sur la scène internationale avec Can’t Take My Eyes Off You. Ce 45 tours français fait entrer la formation californienne dans les playlists du pays. La chanson, reprise du standard popularisé par Frankie Valli en 1967, s’impose avec une énergie disco inédite. Boys Town Gang débarque depuis San Francisco, épicentre de la scène LGBT américaine et du mouvement dance.
La voix puissante de Cynthia Manley, chanteuse du groupe, porte le morceau dans tous les clubs européens. Le 45 tours sort en France sous le label Flarenasch, distribué par WEA Filipacchi Music. Can’t Take My Eyes Off You tourne sur les radios, les dancefloors, s’impose comme un classique du genre. Sur la même face, le groupe réinterprète le tube en version longue et remixée dans les discothèques.
En face B, Disco Kicks confirme la signature musicale du groupe. Ce morceau est diffusé dans les clubs parisiens, accompagne l’essor du disco en France. L’année 1982 devient un millésime pour Boys Town Gang, qui fait danser toute une génération. Can’t Take My Eyes Off You s’affirme comme le titre emblématique de la formation.
Un tube repris, remixé et adopté par les clubs du monde entier
Boys Town Gang transforme Can’t Take My Eyes Off You en hymne disco. Le titre grimpe dans les charts, porté par le succès des discothèques et la ferveur du public. L’influence de la version originale reste présente, mais l’arrangement disco impose le groupe dans les classements européens, notamment en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.
Le disque inspire de nombreux DJs, fait l’objet de remixes et de rééditions, traverse les décennies. Boys Town Gang devient synonyme de fête et de culture dance, particulièrement dans la communauté LGBT de San Francisco. La chanson reste programmée lors des soirées à thème, régulièrement célébrée dans les émissions dédiées aux années 80. Disco Kicks reste en retrait dans les classements, mais s’installe dans les playlists des clubs jusqu’à la fin de l’ère disco.