Bronski Beat, au sommet de la vague
Dans les rues de Londres en 1985, la scène new wave pulse sous les néons. Les membres de Bronski Beat s’enferment en studio, portés par la rythmique effrénée d’un nouveau single. Le groupe vient de perdre Jimmy Somerville, parti fonder The Communards. Face à l’urgence, Steve Bronski et Larry Steinbachek recrutent John Foster, dont la voix cristalline redonne de la vigueur au trio. Au même moment, un scénario de film retient leur attention. Le long-métrage « Letter To Brezhnev » réclame un titre taillé pour la piste. Hit That Perfect Beat prend forme sur fond de synthétiseurs et d’énergie brute.
La sortie de Hit That Perfect Beat marque une accélération soudaine dans la carrière de Bronski Beat. Le morceau s’impose aussitôt sur les radios britanniques et européennes. Dans les clubs, la foule réclame ce refrain accrocheur, qui surpasse rapidement les espérances du groupe. Ce nouveau succès s’inscrit dans la continuité de Smalltown Boy, hymne générationnel sorti l’année précédente. À peine la face A lancée, la rumeur enfle autour de la B. I Gave You Everything s’infiltre sur les platines, prolongeant l’instant.
La presse anglaise compare alors Bronski Beat à d’autres piliers du genre. Mais la formation conserve sa singularité : un son incisif, des textes ancrés dans le réel, portés par une voix toujours reconnaissable. En cette fin d’année 1985, Hit That Perfect Beat offre à Bronski Beat une visibilité internationale. Les membres du groupe ne se doutent pas encore que le morceau deviendra l’un de leurs titres phares, ancré à jamais dans l’histoire de la Synth-pop.