Smalltown Boy, l’échappée électrique
En 1984, les murs de Londres vibrent sous les pas pressés de Jimmy Somerville. Avec Steve Bronski et Larry Steinbachek, il donne naissance à Bronski Beat. Une urgence plane, celle de raconter l’exil, la fuite, l’identité. Le trio s’enferme en studio, prêt à briser le silence. Le single Smalltown Boy jaillit, porté par la voix aiguë de Jimmy Somerville et une pulsation synthétique obsédante.
Smalltown Boy n’est pas un titre comme les autres. Il raconte l’histoire d’un jeune homme contraint de quitter sa ville natale, chassé par l’intolérance. Dès sa sortie, le morceau rencontre un écho inédit. Le clip marque les esprits : Jimmy Somerville traverse un quai de gare, valise à la main, silhouette seule dans la brume. L’image devient manifeste.
La face B propose Memories. Mais c’est Smalltown Boy qui bouscule l’Europe. Numéro un en Belgique, numéro trois au Royaume-Uni, huitième en France, il propulse Bronski Beat sur les ondes du continent entier. La pop électronique prend des allures de confession, la piste de danse se mue en terrain d’expression. D’autres titres suivront, mais rien n’efface la première secousse.