Un ancien punk lance une alerte disco depuis sa chambre
Été 1982. Une ligne de basse pulse. Une sirène retentit. Une voix cockney s’étonne. Captain Sensible débarque en solo avec Wot. Ancien membre des Damned, il troque le cuir pour un béret rouge et un synthé en plastique. Le titre démarre comme une blague. Il devient un tube.
Tout part d’un agacement. Des travaux le réveillent chaque matin. Captain Sensible transforme le bruit en beat. Il enregistre chez lui, sur un Teac Portastudio. Il couche les bases dans sa chambre, puis enregistre le reste à Old Barn Studios et TMC Studios. À la production, Tony Mansfield, figure montante de la synthpop britannique.
Un hymne bancal qui percute l’été
Le disque sort en 1982, quelques mois après Happy Talk, un autre OVNI qui avait déjà déstabilisé les fans de punk. Wot ne ressemble à rien d’autre. Ni vraiment disco. Ni tout à fait new wave. Il y a des cuivres, une basse sautillante, une rythmique sèche. Et cette voix. Étonnée, narquoise, jamais posée.
En France, le morceau atterrit sur les platines au cœur de l’été. Il est repris par les radios, les clubs, les marchés. Il devient un hit de plage, sans avoir été prévu comme tel. Un accident heureux. Une expérimentation enregistrée à la va-vite qui devient l’un des tubes les plus marquants de la carrière solo de Captain Sensible.