Un tube balnéaire au goût d’été permanent
En 1973, les Français découvrent un drôle de personnage au look bariolé. Il s’appelle Carlos. Il débarque en tong, chemise à fleurs, lunettes rondes. Il sourit à tout le monde. Et il chante « Tout Nu, Tout Bronzé ». Une chanson qui évoque l’insouciance, les cocotiers, la paresse heureuse. L’été devient une façon de vivre. Le morceau sort en 45 tours chez CBS.
Le texte est signé Jean Blot, la musique vient de Claude Orieux. Aux orchestrations, un fidèle du genre, Raymond Donnez. L’arrangement se veut ensoleillé, dansant. Le refrain tourne en boucle sur les plages et les ondes. La pochette du disque montre Carlos hilare, main levée, torse au vent, sur fond jaune vif. Il impose son style. Ce sera sa marque.
Quelques mois plus tôt, le même Carlos accompagnait Joe Dassin sur scène. Fils de Françoise Dolto, neveu de Boris Vian par affinité artistique, ce chanteur atypique veut exister à sa manière. Il choisit la joie, la couleur, le rythme.
« Tout Nu, Tout Bronzé » devient un tube. Il est encore repris en chœur dans les campings. Carlos enchaîne avec d’autres succès : « Big Bisou », « Rosalie », « La Cantine ». Son style amuse, agace, mais ne passe jamais inaperçu.