Charles Aznavour – Charles dans la Ville – 1957

Aznavour livre « Charles Dans La Ville » en novembre 1957, quatre ans après ses premiers textes

Un homme seul, Paris à ses pieds

En 1957, Charles Aznavour pose sur une terrasse parisienne. Derrière lui, la Tour Eiffel. Devant lui, le vide. Bras tendu, costume sombre, il incarne déjà cette voix solitaire qui va marquer l’époque. Le disque s’appelle Charles Dans La Ville. Trois titres. Une carte postale chantée d’un homme et de sa ville. C’est une exclusivité Ducretet Thomson. Direction musicale : Jean Leccia.

À cette date, Charles Aznavour a trente-trois ans. Il a déjà chanté « J’aime Paris au mois de mai », « Sur ma vie », « Viens au creux de mon épaule ». Il a aussi composé pour les autres. Il revient cette fois au format EP 45 tours. Trois titres pour arpenter les pavés, explorer les failles, capter l’intime dans les rues bruyantes. Un répertoire de ville, mais toujours avec ce regard penché vers l’intérieur.

Trois chansons, trois atmosphères. « La Ville » ouvre le bal, sorte de marche urbaine désenchantée. Puis « Si je n’avais plus », où tout s’effondre à la pensée d’un manque. Enfin, « C’est merveilleux l’amour », titre paradoxal, presque ironique. Chaque titre porte sa signature. Chaque mot est pesé. Chaque inflexion parle d’Aznavour lui-même, même s’il prétend parler des autres.

A – La Ville

Face A. Le titre « La Ville » est écrit par Charles Aznavour et Gilbert Bécaud. Il est interprété seul par Aznavour, accompagné par l’orchestre dirigé par Jean Leccia. Le morceau est pressé sous la matrice D 45-1277. Aucun autre titre n’apparaît sur cette face.

Le morceau ne figure pas dans les classements. Il n’est pas repris en récital. Il n’est pas exploité commercialement en dehors de ce disque. Le titre reste exclusif à cette publication. Il constitue l’unique contenu de la face A. L’arrangement est signé Jean Leccia, sans mention d’autres musiciens.

Face B. Deux morceaux. « Si je n’avais plus » est écrit et interprété par Charles Aznavour. Suit « C’est merveilleux l’amour », coécrit avec Gilbert Bécaud. Les deux titres sont dirigés musicalement par Jean Leccia. Les matrices gravées confirment la continuité de l’enregistrement sur la même session.

Aucun des deux morceaux n’est isolé pour une exploitation distincte. Aucun classement, aucun passage radio signalé à leur sortie. Le disque reste attaché à son format initial. La mention Série Médium apparaît sur les étiquettes. L’impression est assurée par Mazarine. Le disque est identifié au verso comme une édition française originale de 1957.

Aznavour aligne textes et sessions, au rythme de ses années de fondation

Charles Aznavour naît à Paris en 1924. Il débute jeune, écrit pour Édith Piaf, compose pour Juliette Gréco et Gilbert Bécaud. Il publie ses propres chansons dès le début des années 50. En 1957, il est actif en studio. Il travaille avec des arrangeurs comme Jean Leccia et Jo Moutet. Il enregistre une série de disques chez Ducretet Thomson, dont « Charles Dans La Ville ».

Le disque comprend trois titres. Tous sont inédits au moment de leur sortie. Aucun n’est intégré dans les tournées ou dans les programmes enregistrés. Le pressage porte la mention Imprimé par Mazarine avec un code daté de novembre 1957. Les matrices D 45-1277 et D 45-1278 confirment l’ordre des faces. L’étiquette indique la BIEM comme société de droits.

Un format court, une voix fixée sur disque

Ce disque ne connaît pas de réédition immédiate. Il reste lié à son tirage d’origine. Aucun des titres ne ressort en compilation dans les années suivantes. Mais le disque marque une continuité dans la trajectoire de Charles Aznavour. Trois titres. Une orchestration. Une voix en construction. Une pièce sonore à écouter pour ce qu’elle fixe.

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