La chanson du canal qui unit fiction et réalité
En 1969, Christian Barbier incarne un visage familier sur le petit écran. Le feuilleton L’Homme du Picardie rassemble chaque semaine des millions de téléspectateurs. Pour ouvrir chaque épisode, le générique « Ma Péniche S’en Va » résonne sur toutes les antennes. Écrit par Even De Tissot, A. Maheux, H. Grangé et G. Barbier, le morceau s’impose comme une mélodie nostalgique, fidèle à l’atmosphère du canal, aux histoires simples et humaines.
Le 45 tours, sorti sous le label Vogue, propose sur sa face principale l’interprétation de Christian Barbier lui-même, accompagné par l’orchestre de Michel Villard. La voix posée du comédien, la justesse des arrangements plongent l’auditeur dans l’ambiance du feuilleton. La série, diffusée dès 1968, raconte la vie quotidienne sur les péniches, la fraternité, les drames modestes et la poésie fluviale.
Sur la face B, Michel Villard et son Orchestre offrent une version instrumentale, renforcée par la présence de Pierre Candido. Les thèmes principaux sont repris, les cuivres et les cordes accompagnent la péniche dans sa lente traversée. Le disque devient rapidement un objet prisé des amateurs de télévision, de musique populaire et de souvenirs d’enfance.
L’Homme du Picardie, chronique du fleuve et du temps qui passe
Le générique, porté par la voix de Christian Barbier, accompagne toute une génération. L’acteur, né en 1924, devient l’un des visages marquants de la télévision française, souvent choisi pour ses rôles d’hommes simples, courageux, proches du peuple. Ma Péniche S’en Va reste associée au feuilleton, mais traverse aussi les frontières de l’écran, diffusée sur les ondes, reprise dans les bals musette, retrouvée sur les étals des brocanteurs.