L’histoire débute en 1988 dans les coulisses du club Confetti’s de Brasschaat, près d’Anvers. Serge Ramaekers et Dominique Sas travaillent sur une campagne publicitaire pour mettre en vue cette discothèque belge. Ils proposent à Peter Renkens, simple serveur du club, de devenir le visage de cette opération marketing. Une décision qui transformera ce jeune homme né le 20 juillet 1967 en ambassadeur involontaire de la new beat européenne. Les deux créateurs forment alors le groupe Confetti’s autour de Peter et de quatre danseuses recrutées parmi les clientes du club : Marleen, Tania, Hilde et Daniella.
La genèse d’un phénomène musical
Le concept prend forme rapidement autour d’une idée simple mais efficace : créer un titre promotionnel pour le club. Serge Ramaekers et Dominique Sas enregistrent un premier morceau en studio, sans imaginer qu’il deviendra un classique du mouvement new beat. The Sound of C tire son nom de la première lettre du club, le “C” de Confetti’s. Cette composition électronique révolutionnaire s’inscrit dans la vague new beat qui déferle sur la Belgique à la fin des années 1980. Le titre dépasse rapidement son objectif publicitaire initial pour devenir un phénomène musical européen, certifié disque d’argent avec 296 000 exemplaires vendus.
Un clip devenu culte et une esthétique unique
Le tournage du clip vidéo marque les esprits par son originalité et sa spontanéité. L’équipe investit une rue commerçante d’Anvers où Peter Renkens, vêtu d’un authentique uniforme de gendarme belge, se trémousse accompagné de ses quatre danseuses devant des centaines de passants médusés. Cette mise en scène audacieuse reflète la passion de Peter pour les uniformes de la gendarmerie belge, qu’il collectionne dans sa vie privée. L’uniforme utilisé dans le clip fait d’ailleurs partie de sa collection personnelle. Cette esthétique décalée et ce mélange de codes officiels détournés contribuent au succès immédiat du groupe et définissent l’identité visuelle de Confetti’s.