Printemps 1962. Danny Boy débarque sur les ondes françaises avec l’EP Locomotion. Le twist règne, la scène yé-yé explose. Adaptée par Georges Aber du tube américain The Loco-Motion de Carole King, la chanson impose son rythme. Dès la sortie, Locomotion s’infiltre dans les fêtes, rejoint la trajectoire d’autres standards anglo-saxons revisités, comme Bye Bye Love, ou des créations locales mêlant rock et tradition française.
La Face A ne s’arrête pas là : Let’s Go (La Fête À Joe) installe une ambiance festive, amplifie le mouvement collectif. Les radios programment les deux titres à la suite, la jeunesse danse, les clubs s’ouvrent. L’EP marque la montée en puissance de Danny Boy alias Claude Piron, chanteur passé par les chœurs, qui rejoint la scène des pionniers du rock français, à la croisée du yé-yé, du rhythm & blues, et du twist.
Face B, Bye Bye Love prolonge la veine américaine, tandis que Répondez-nous Seigneur offre une incursion inattendue dans l’émotion religieuse, rareté dans un EP axé sur la fête et la danse. À travers ces quatre titres, Danny Boy réussit le grand écart : entre reprises internationales, ambiance de bal populaire, et clin d’œil à la tradition. L’EP s’impose dans les juke-box et les salons, la France découvre une nouvelle énergie, une voix et un style.