David Bowie – Loving The Alien (Re-Mixed Version) – 1985

Printemps 1985, Bowie sort « Loving The Alien », la France retient son souffle, la pop devient mystère.

Avril 1985. David Bowie dévoile le 45 tours Loving The Alien (re-mixed version). Le titre surgit après les vagues déclenchées par « Blue Jean », « Modern Love » et la collaboration événement « Dancing In The Street » avec Mick Jagger. Dans les bacs français, la surprise s’installe : Bowie s’éloigne de la fête, bascule vers l’énigme. Sur les ondes, la tension monte, les fans comparent déjà la nouvelle atmosphère à celle de « Don’t Look Down », Face B du single, ou aux accents plus secrets de « Cat People (Putting Out Fire) ».

Loving The Alien est extrait de l’album Tonight. La presse souligne le contraste entre ce single contemplatif et la cadence de « Let’s Dance », le retour d’une pop plus introspective. Les critiques rappellent que Bowie n’hésite jamais à sortir des sentiers battus, à offrir un nouvel angle après l’éclat d’un hit comme « China Girl ». Les médias évoquent la parenté avec d’autres titres récents de l’artiste, sans oublier l’écho laissé par « Don’t Look Down » et « Blue Jean » sur les faces B du même album.

Le printemps s’installe, les radios françaises ajoutent ce Bowie énigmatique à leurs playlists. Dans les discothèques, le remix attire l’attention des DJs, la version Face B, « Don’t Look Down (re-mixed version) », complète l’expérience d’une nuit qui ne ressemble à aucune autre.

A – Loving The Alien (re-mixed version)

Face A, Loving The Alien (re-mixed version). Composé et produit par David Bowie pour l’album Tonight, le titre se distingue par sa structure aérienne, ses claviers atmosphériques et ses thèmes à la frontière de l’intime et du spirituel. La version remixée met en avant des nappes électroniques, la voix de Bowie traverse l’ensemble avec détachement. Les critiques français soulignent la complexité du texte et l’écart avec les singles pop précédents, comme « Blue Jean » ou « Modern Love ».

La diffusion radio reste plus sélective, le titre attire une audience fidèle, curieuse de la part sombre de Bowie. Les magazines saluent la prise de risque artistique, rappelant que ce single arrive après une série de tubes plus directs. « Loving The Alien » s’inscrit alors comme un passage marquant, à contre-courant de la pop festive de la première moitié des années 80.

Face B, Don’t Look Down (re-mixed version). Reprise d’un titre d’Iggy Pop et James Williamson, le morceau adopte ici une ambiance dub, lente, nocturne. Bowie revisite le titre pour l’album Tonight, puis lui offre un remix qui met en avant la basse et les effets d’écho. Les critiques notent l’éloignement avec l’énergie de « Dancing In The Street », sorti quelques mois plus tôt, et la proximité avec la Face B du même disque, déjà marquée par la filiation Bowie–Pop.

Le single propose une Face B exigeante, appréciée des collectionneurs et des passionnés. Les radios spécialisées diffusent le morceau dans des programmes nocturnes, tandis que la version remixée trouve sa place dans les sélections alternatives. « Don’t Look Down » contribue à renforcer la cohérence artistique de la période Tonight, en creusant un sillon parallèle à la pop mainstream.

Bowie signe un printemps introspectif, de « Loving The Alien » à « Don’t Look Down », la pop s’aventure vers l’ombre.

Le 45 tours Loving The Alien (re-mixed version) s’installe discrètement sur les platines françaises au printemps 1985. Le single attire l’attention par sa différence : la production, complexe, tranche avec l’immédiateté des tubes précédents. Loving The Alien interpelle par ses allusions et sa mélancolie, tandis que Don’t Look Down conforte la parenté avec Iggy Pop, déjà explorée sur l’album Tonight et sur d’autres singles de la même période. Les critiques saluent la capacité de Bowie à varier les registres et à surprendre, sans chercher le consensus à tout prix.

Ce disque, loin des hits dansants comme « Blue Jean » ou « Dancing In The Street », trouve sa place auprès d’un public en quête de profondeur. « Loving The Alien » s’impose comme une étape contemplative dans la discographie de Bowie, tandis que la Face B rappelle la vitalité des collaborations avec Iggy Pop, déjà présentes sur « Don’t Look Down » et ailleurs dans l’œuvre commune des deux artistes.

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