Juillet 1983. David Bowie traverse la France à grandes enjambées, costume clair, sourire carnassier. Le 45 tours Modern Love s’impose dans les bacs, la pochette en pleine rue. Sur les platines, la chanson explose, entraînant les passants sous le soleil. Le refrain résonne dans les clubs, les voitures, les fêtes. La France découvre un Bowie irrésistible, plus pop, plus direct, prêt à séduire chaque génération. Les radios, de Paris à Lyon, passent le titre en boucle.
Modern Love surgit comme un manifeste. Troisième extrait de l’album Let’s Dance, il confirme le virage amorcé avec Let’s Dance et China Girl. Nile Rodgers imprime sa marque. Le son est nerveux, taillé pour les pistes. Bowie bondit, le saxophone s’invite, la section rythmique martèle. Sur la face B, la version en Public capture l’énergie brute des concerts. Les fans se pressent pour retrouver cette intensité, prêts à suivre la tournée jusque dans les stades.
Dans les médias, Bowie évoque le besoin de changement, la liberté retrouvée, la conquête d’un public mondial. Les concerts font salle comble. Les magazines racontent la déferlante des tubes, la ferveur d’un public fidèle, la montée de la tournée Serious Moonlight. Derrière chaque refrain, l’histoire d’un homme qui ne cesse de se réinventer. Un été où tout semble possible, sur fond de rythmes pop et d’éclairages neufs.