David Bowie propulse « Space Oddity » au sommet en 1975
Automne 1975. David Bowie réapparaît dans les bacs britanniques avec son 45 tours Space Oddity. La capitale vibre sous la grisaille. À chaque angle de rue, des vitrines affichent la pochette de l’album. Le public découvre à nouveau le Major Tom, figure perdue dans l’espace, alors que Bowie s’apprête à explorer d’autres planètes musicales. Dans l’ombre, l’écho de « Changes » s’annonce déjà, tapie sur la Face B.
Space Oddity, pièce maîtresse du répertoire de David Bowie, intrigue, fascine. Les radios londoniennes s’emparent du titre. En fond sonore, la voix du chanteur accompagne les passants, qui, le regard rivé au ciel, suivent le récit de cette odyssée spatiale. Cinq ans plus tôt, « The Man Who Sold the World » avait déconcerté, mais c’est « Space Oddity » qui propulse Bowie vers la célébrité, marquant une nouvelle ère dans la pop britannique.
Au fil des semaines, la sortie du 45 tours devient un petit événement. Les médias évoquent la trajectoire fulgurante de David Bowie, ses influences et son personnage androgyne. Sur la Face B, « Changes » s’impose déjà comme une déclaration d’intention, tandis que « Velvet Goldmine » dévoile une facette plus sensuelle de l’artiste. Autour du disque, une constellation de singles jalonne la carrière de Bowie : « Starman », « Life On Mars? », chacun offrant un nouveau décor à ses métamorphoses.
David Bowie, l’homme aux mille visages
La réédition de Space Oddity en 1975 prolonge l’histoire. Sur les ondes, l’étrange aventure du Major Tom fascine toutes les générations. Le titre résonne à travers l’Europe, imposant Bowie comme une figure incontournable. En quelques mois, le disque s’impose, dépassant le simple statut de single pour devenir un symbole. Derrière chaque chanson, un pan de vie, un masque qui tombe, une énigme de plus dans la galaxie Bowie.