Frank Alamo – maudit brouillard – 1967

Sous le voile du brouillard, Frank Alamo éclaire la scène yé-yé en 1967.

Le dernier éclat de Frank Alamo avant son retrait

En 1967, Frank Alamo dévoile l’EP Maudit Brouillard, enregistré pour le label Riviera. Ce 45 tours, vinyle 7″ à 45 RPM, apparaît dans une France en pleine mutation musicale, où le yé-yé cède peu à peu la place à d’autres courants.

Entouré de Jean-Claude Petit pour les arrangements et orchestrations, le disque bénéficie d’une réalisation soignée. Distribué par la Compagnie Européenne Du Disque et imprimé par S.I.A.T., il est immortalisé par une pochette signée A. Marouani et un travail sonore de Francis Mianet.

Avec cet EP, Frank Alamo livre des chansons personnelles et sensibles, à commencer par « Maudit Brouillard », reflet d’une époque incertaine pour l’artiste comme pour son public fidèle.

A1 – Maudit Brouillard / A2 – L’amour Ne Se Détruit Pas

« Maudit Brouillard », écrit par G. Thibaut et J.-P. Morlane, introduit l’EP avec une atmosphère feutrée et mélancolique. Ce morceau dévoile une facette plus introspective de Frank Alamo, bien loin des refrains insouciants de ses débuts.

Le titre suivant, « L’amour Ne Se Détruit Pas », signé par F. Alamo lui-même et R. Bernet, affirme une maturité nouvelle. Le chanteur aborde la résilience amoureuse avec une sincérité poignante, saluée par son public de l’époque.

Face B, « A Travers Les Carreaux », adaptation de « No Milk Today » de Graham Gouldman, traduit avec finesse par Mya Simille, propose un regard doux-amer sur l’absence et le quotidien.

Enfin, « Je Compte Sur Mes Doigts », écrit par C. Level et Y. Gilbert, clôture l’EP sur un ton plus léger, presque enfantin. Une ultime parenthèse avant que Frank Alamo ne s’éloigne progressivement de la scène musicale.

Un disque crépusculaire pour Frank Alamo

Avec Maudit Brouillard, Frank Alamo signe un EP marqué par la nostalgie et la maturité. À travers ces quatre chansons, il capture les derniers éclats d’une époque avant d’entamer son retrait du monde musical.

Si l’accueil commercial est discret, l’album conserve une place spéciale dans le cœur des amateurs de yé-yé. Aujourd’hui encore, redécouvrir ce 45 tours, c’est entendre la voix douce d’un artiste sur le point de tourner une page.

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