Frankie Avalon – Venus – 1959

Frankie Avalon implore la déesse de l’amour dans son 45 tours « Venus » en 1959.

Un appel céleste venu de Philadelphie

En 1959, un adolescent de Philadelphie adresse une prière à Vénus. Il s’appelle Frankie Avalon. Il a 19 ans. Il n’est pas inconnu. Il a déjà chanté « Dede Dinah ». Mais cette fois, il frappe plus fort. Sur un 45 tours français édité par President Hifi Records, son nom apparaît en grand. Titre principal : « Venus ». Sur la pochette, une pose sage. En studio, une supplique lancée à la déesse de la beauté.

Frankie Avalon est soutenu par l’arrangeur Peter De Angelis. L’enregistrement se fait à New York. L’orchestration est ample, le ton solennel. Le single sort aux États-Unis en février. En France, il arrive en format EP 4 titres. Le disque regroupe « Venus », « I’m Broke », « Ginger Bread » et « Blue Betty ». Quatre morceaux. Quatre visages d’un crooner en pleine ascension.

Un jeune premier devenu star

« Venus » propulse Frankie Avalon en tête du Billboard Hot 100. C’est son plus grand succès. Il y reste cinq semaines. En France, il séduit un public attiré par le charme américain. Le disque s’impose comme un classique des années 1950. Le jeune Frankie, ancien trompettiste enfant prodige, devient l’icône romantique de la génération rock’n’roll. D’autres succès suivront, comme « Why » et « Just Ask Your Heart », mais « Venus » restera son sommet.

A1 – Venus / A2 – I'm Broke

« Venus » ouvre le disque. La voix de Frankie Avalon s’élève sur une orchestration ample. Il s’adresse directement à la déesse. Il ne chante pas une histoire d’amour. Il prie pour qu’elle lui en envoie une. Cette structure surprend. Elle marque. En 1959, le morceau devient un standard instantané. Il atteint la première place des charts américains et y reste plus d’un mois. En France, il participe à populariser les teenage idols venus des États-Unis.

« I’m Broke » suit. Ton plus léger. Le texte raconte les déboires d’un jeune homme sans le sou. Les cordes laissent place à un rythme sautillant. Toujours la voix claire de Frankie Avalon. L’orchestre dirigé par Peter De Angelis accompagne avec justesse. Le titre ne sortira pas en single mais trouve sa place sur cet EP. Il montre l’autre visage du chanteur : celui d’un adolescent espiègle et accessible.

« Ginger Bread » ouvre la face B. Ce morceau, écrit par C. Ballaro et H. Hunter, flirte avec les sonorités doo-wop. La voix de Frankie Avalon s’amuse. Le texte évoque une jeune fille douce et sucrée. Le rythme est enjoué. L’orchestration, toujours assurée par Peter De Angelis, joue sur les contretemps. Ce titre est plus rare, peu réédité, mais reste emblématique du style léger que Frankie Avalon développe à cette époque.

« Blue Betty » clôt le 45 tours. Le morceau, signé Leon Pober, est le plus discret des quatre. Ambiance feutrée. Tempo ralenti. L’interprétation se fait plus posée. Le chant est mélancolique. Moins connu que les autres titres, il apporte une touche finale plus introspective. Le disque, dans son ensemble, offre un panorama complet de la palette du jeune crooner américain.

Frankie Avalon devient l’idole sage des adolescentes du baby-boom.

Frankie Avalon naît à Philadelphie en 1940. Enfant, il joue de la trompette. Très vite, il enregistre des disques instrumentaux. Mais c’est la voix qui l’impose. À 19 ans, il enchaîne les succès. « Venus » en 1959 le propulse au sommet. Suivront « Why », « Just Ask Your Heart » et « A Boy Without a Girl ». À la fin des années 1950, il est l’un des visages les plus diffusés sur les pochettes de disques américaines.

Du micro à l’écran

La décennie suivante, Frankie Avalon glisse vers le cinéma. Il tourne dans plusieurs beach movies avec Annette Funicello. Le duo devient l’incarnation du rêve californien. Dans les années 1970, il apparaît dans des séries. En 1978, il revient brièvement en pleine lumière avec son rôle dans Grease, où il incarne l’ange chantant « Beauty School Dropout ».

Le 45 tours « 1 – Venus » reste le témoignage d’un sommet pop, entre prière romantique et charme adolescent. Un disque à écouter les yeux tournés vers les étoiles.

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