Gilbert Bécaud et la magie du Casino de Paris
En 1958, la scène du Casino de Paris s’anime sous les projecteurs. Gilbert Bécaud est là, silhouette tendue, micro en main, devant un public suspendu à ses lèvres. Son nouveau 45 tours capte cette atmosphère fébrile. Le rideau se lève sur Le Magicien, une chanson qui annonce l’entrée fracassante de Gilbert Bécaud dans l’année. Ce disque marque une étape pour celui qu’on surnomme déjà « Monsieur 100 000 Volts ».
La sortie de ce EP s’inscrit dans une période charnière. Gilbert Bécaud vient d’enchaîner plusieurs succès, dont Les marchés de Provence et Le Jour où la pluie viendra. Le Casino de Paris devient l’écrin de ses nouveaux titres, capturés en studio et pressés sur ce vinyle 45 tours. Sur la pochette, le nom de Gilbert Bécaud s’impose, accompagné d’une création signée Publicis, illustration de Brenot.
La collaboration artistique prend forme autour de ce disque. Raymond Bernard dirige l’orchestre, tandis que les textes portent la signature de L. Amade et P. Delanoë, fidèles compagnons de plume. Dans les coulisses, la maison Pathé Marconi orchestre la production, l’impression confiée à Imp. Carron & Fils.
Un 45 tours sous tension
Le Casino de Paris ne sert pas seulement de décor, il devient le titre même du disque. Les titres de la Face B résonnent : La Machine A Ecrire et Square Séverine. L’ensemble s’impose dans le paysage musical de 1958. Gilbert Bécaud confirme son statut d’artiste incontournable, entre prestations scéniques et enregistrements, prêt à enflammer les salles de concert, bientôt la France entière.
Dans ce disque, chaque chanson raconte un fragment de cette aventure parisienne. Le Magicien, déjà, s’installe dans les mémoires. La Machine A Ecrire et Square Séverine complètent le tableau, révélant la diversité d’inspiration de Gilbert Bécaud à cette époque