Isabelle Aubret – Benjamin – 1968

Quatre titres, quatre plumes, une voix : Aubret en 68.

Octobre 1968, micro tendu

Isabelle Aubret, Benjamin (1968). Enregistré en octobre, publié chez Polydor en novembre. Un 45 tours 4 titres, porté par la direction artistique de Gérard Meys et les arrangements d’Alain Goraguer. Chaque morceau est signé par un auteur différent : Armand Canfora, Anne Sylvestre, Pierre Selos, Jacques Debronckart.

La face A s’ouvre sur « Benjamin », morceau court et narratif, suivi de « Quand On Dansait La Vie En Rose », composé par Anne Sylvestre. Face B : « Les Enfants De Bogota » et « La Jeunesse D’aujourd’hui ». Thèmes liés à l’enfance, la mémoire, les luttes.

A1 – Benjamin A2 – Quand On Dansait La Vie En Rose

« Benjamin », 2 minutes 04. Texte de Michel Jourdan, musique de Armand Canfora. Interprété par Isabelle Aubret avec l’orchestre dirigé par Alain Goraguer. Le titre ne figure sur aucun album studio ni compilation majeure. Peu diffusé en radio à sa sortie.

« Quand On Dansait La Vie En Rose », durée 3 minutes 52. Écrit par Anne Sylvestre. Titre exclusif au 45 tours. Pas de version alternative connue. Évoque les souvenirs d’avant-guerre. Arrangement signé Goraguer, enregistrement réalisé par Claude Achallé.

« Les Enfants De Bogota », écrit par Pierre Selos. Durée 3 minutes 50. Le titre évoque la situation des enfants en Amérique latine. Un des rares morceaux d’Isabelle Aubret avec une thématique internationale. Jamais repris par l’artiste par la suite.

« La Jeunesse D’aujourd’hui », 2 minutes 10. Texte de Jacques Debronckart. Regard sur la génération de mai 1968. Dernier titre du disque. Inédit ailleurs. Présent uniquement sur ce 45 tours Polydor.

Un vinyle militant, quatre auteurs, un instantané.

Benjamin d’Isabelle Aubret paraît en novembre 1968. Aucun des quatre titres ne figure sur ses albums ultérieurs. Tirage initial limité. Pas de réédition identifiée. Direction artistique : Gérard Meys. Enregistrement : Studio Polydor, avec Claude Achallé à la prise de son.

Isabelle Aubret, née en 1938, revient à l’enregistrement après une interruption post-accident. Ce 45 tours précède de peu sa participation à l’Eurovision 1968 avec « La Source ». Elle continue à collaborer avec des auteurs engagés : Sylvestre, Debronckart, Selos.

Une photographie sonore d’automne 68

Le disque capte un moment précis : octobre 1968. Le studio, l’équipe technique, les textes : tout converge vers un portrait chanté du climat social. Le disque n’a jamais été réédité ni compilé. Il reste un témoin direct de la période.

Quatre textes, quatre regards. La voix d’Aubret lie l’ensemble.

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