Une marche militaire sur les sillons du souvenir
En 1962, la France découvre sur ses platines une version orchestrale du « Jour le Plus Long ». Le disque sort sous le nom de James Award, à la tête d’un chœur et d’un orchestre. Il accompagne la sortie du film du même nom, fresque monumentale sur le Débarquement du 6 juin 1944. Le vinyle est publié en France dans un format 45 tours. Deux titres. Deux ambiances : « Le Jour Le Plus Long » et « March Blues ».
Le film, superproduction franco-américaine, sort au cinéma en septembre. La bande-son originale est signée Paul Anka pour les paroles, Maurice Jarre pour l’adaptation française, et Mitch Miller dans sa version anglaise. Mais sur ce disque, ce n’est pas la version officielle. C’est une interprétation, arrangée pour un orchestre populaire. Une transposition instrumentale, martiale et solennelle.
Des cuivres pour la mémoire
Le disque vise le grand public. À la radio, dans les foires, le morceau devient identifiable. Il ne s’agit pas de la bande originale mais d’une version alternative. Le nom James Award reste mystérieux. Aucun visage. Pas de biographie. Un pseudonyme. Une façade pour une formation studio montée pour l’occasion. L’orchestre livre une interprétation solide. La marche est appuyée. Le chœur ponctue. Le souvenir du D-Day trouve un écho musical sur microsillons.