James Brown – Licking Stick – Licking Stick – 1968

Licking Stick – 1968 : Une révolution rythmique dans l’univers du funk

James Brown entre dans l’histoire en 1968 avec Licking Stick – Licking Stick. Dans les studios de King Records à Cincinnati, l’atmosphère est électrique. Entouré de Bobby Byrd et Alfred “Pee Wee” Ellis, Brown ajuste les derniers arrangements d’un morceau qui va redéfinir le funk.

Sorti sous le label Polydor, ce 45 tours divisé en deux parties capture l’énergie brute de Brown et de ses Famous Flames. Rythmes syncopés, cuivres explosifs, interjections passionnées : Licking Stick impose une nouvelle manière de faire vibrer la soul et annonce l’avènement du funk.

A1 – Licking Stick – Licking Stick (Part 1)

La Face A démarre sur une ligne de basse hypnotique, rapidement rejointe par des percussions précises et des cuivres incisifs. James Brown, fidèle à son style, scande, hurle et dirige ses Famous Flames avec une intensité saisissante. Chaque intervention vocale est une commande, chaque note un ordre donné à la piste de danse.

Coécrit avec Bobby Byrd et Pee Wee Ellis, ce morceau de 2 minutes et 51 secondes devient une véritable leçon de groove. Entre chants et appels-réponses, Licking Stick – Licking Stick (Part 1) incarne l’essence du funk naissant.

La Face B prolonge l’explosion rythmique amorcée en première partie. Ici, les cuivres prennent plus d’espace, tandis que la batterie impose une cadence encore plus serrée. James Brown ponctue chaque phrase d’exclamations, galvanisant ses musiciens et son public imaginaire.

Avec ses 2 minutes et 16 secondes, Licking Stick – Licking Stick (Part 2) pousse l’improvisation au premier plan. C’est un condensé d’énergie brute, où la voix de Brown devient un instrument parmi les autres, fondue dans un groove collectif imparable.

Un jalon décisif pour le funk moderne

Licking Stick – Licking Stick ne se contente pas d’être un succès de plus pour James Brown. Il marque une rupture, un nouveau chapitre où le rythme prime sur la mélodie, où chaque instrument est au service du groove. Ce morceau annonce l’essor du funk et inspire une génération entière de musiciens.

Plus de cinq décennies plus tard, ce 45 tours reste un témoignage vibrant de la créativité débordante de Brown. Une œuvre fondatrice qui continue d’alimenter dancefloors, samples hip-hop, et concerts enflammés.

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