Dans la chaleur trouble de 1969
Jane Birkin pose sa voix sur le souffle de Serge Gainsbourg, l’année 1969 s’électrise. Dans un studio de Paris, le duo enregistre Je T’aime… Moi Non Plus, titre né du feu d’une histoire amoureuse et du désir de transgression. Le vinyle circule, la rumeur enfle. Partout, le public s’étonne, les radios s’agitent.
Avant Jane Birkin, Brigitte Bardot prête sa voix à la première version, enregistrée en 1967. Mais la chanson reste sous clé, jugée trop provocante par l’actrice. Serge Gainsbourg retient le titre, le confie à Jane Birkin, muse nouvelle, partenaire de vie. Ensemble, ils créent un morceau où la respiration devient partition.
La sortie du 45 tours déclenche la tempête. La BBC l’interdit. L’Italie retire le disque des bacs. Les rumeurs d’orgasme enregistré, de scandale public, s’installent. Pourtant, le disque franchit toutes les frontières. La France découvre la sensualité crue d’un duo unique. Quelques mois plus tard, Jane Birkin s’impose avec un autre titre : Jane B., adaptation poétique d’un prélude de Chopin.
Le sillon qui dérange
Dans les salons parisiens, sur les ondes, le nom de Serge Gainsbourg se mêle à celui de Jane Birkin. La chanson explose, la polémique enfle. Les amoureux deviennent figures d’un scandale qui fait le tour du monde, tandis que Je T’aime… Moi Non Plus rejoint les disques les plus vendus de l’année 1969.