Un cornet réveille le pavé parisien
Jean-Claude Borelly fait entendre Dolannes Mélodie pour la première fois en 1975. Le souffle chaud de la trompette s’élève dans les rues de Paris. Derrière cette mélodie, deux compositeurs : Paul de Senneville et Olivier Toussaint. La France découvre ce titre dans la bande originale du film de Jean-Pierre Mocky, Un linceul n’a pas de poches. Les disquaires s’empressent de placer le 45 tours en vitrine, le public l’adopte aussitôt.
La trompette de Jean-Claude Borelly s’impose sur les ondes. Dolannes Mélodie grimpe dans les classements français et européens. À chaque passage radio, la mélodie imprime un souvenir immédiat. L’inspiration puisée dans la musique populaire s’accorde avec l’élégance de l’orchestration. Le morceau s’accompagne d’une version alternative, jouée à la flûte de pan sur la face B du disque.
Le succès de Dolannes Mélodie installe durablement Jean-Claude Borelly sur la scène instrumentale. Les interprètes du moment rivalisent d’adaptations, mais la version originale conserve sa place. Les éditions Delphine multiplient les pressages, les pochettes colorées attirent le regard dans les bacs des disquaires de France et d’Europe. Jean-Claude Borelly poursuit sa carrière avec des titres comme La mélodie de Lara ou Le concerto de la mer.
La mélodie d’une époque
La notoriété de Jean-Claude Borelly franchit vite les frontières françaises. Les chiffres de vente s’envolent. Dolannes Mélodie s’impose dans les charts européens, notamment en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Belgique. La version instrumentale devient un classique des galas et des émissions de variétés. Les reprises et adaptations s’enchaînent, preuve de la puissance du thème.
La version flûte de pan, présente sur la face B, offre une nouvelle dimension au morceau. Ce 45 tours reste une pièce maîtresse dans la discographie de Jean-Claude Borelly. À chaque écoute, le disque fait ressurgir l’atmosphère unique des années 1970, portée par une trompette reconnaissable entre mille.