Une ballade intime sur les ondes de 1990
À l’automne 1990, les radios françaises s’ouvrent à une voix nouvelle : celle de Jil Caplan. Enregistré au Studio Garage, entre Paris et les vapeurs mélancoliques d’un rêve d’Amérique, son titre « Tout C’qui Nous Sépare » impose un style, un ton, une silhouette. Quelques années plus tôt, elle chantait déjà « Comme sur une balançoire », mais cette fois, c’est un coup de maître.
Le morceau naît sous la plume et les machines de Jay Alanski. La production est ciselée. Un harmonica plaintif, un riff de Yann Péchin sur sa guitare slide, des cordes d’Alain Wisniak. En toile de fond, la programmation précise de Philippe David. La voix plane, posée, presque murmurée. À ses côtés, Baco Mikaelian à l’harmonica, Marc Chantereau aux percussions, Nathalie Mercier aux chœurs. L’enregistrement et le mixage sont assurés par Dominique Ledudal, épaulé par Gérard Koutchoukian.
Un single qui fait trembler les murs du studio
Jil Caplan signe en parallèle « Ta Voix », face B de ce 45 tours. Elle en écrit les paroles, Jay Alanski compose la musique. L’ambiance y est plus feutrée, plus introspective. Les arrangements restent riches, mais laissent davantage de place au silence, à l’attente, à ce qui résonne quand la voix se tait.
Distribué par CBS Disques, le vinyle sort dans une pochette illustrée par une photo d’Éric Mulet. La presse ne s’y trompe pas. Le public non plus. Le disque tourne, s’impose, s’inscrit dans une époque où les chanteuses francophones peinent à exister hors des cases. Avec ce titre, Jil Caplan échappe aux étiquettes.