1983. Jimmy Cliff poursuit sa collaboration fructueuse avec Amir Bayyan de Kool & The Gang. Après le succès de Reggae Night, le Jamaïcain puise dans l’album The Power and the Glory pour extraire un second single aux accents plus spirituels. We All Are One traduit sa vision humaniste du monde, thème récurrent dans son œuvre depuis sa conversion à l’islam au Sénégal.
Cette période marque l’apogée de sa renaissance artistique. Après s’être accordé une pause à la fin des années soixante-dix pour voyager en Afrique et explorer sa spiritualité, Jimmy Cliff revient avec une maturité nouvelle. Sa rencontre avec Amir Bayyan, guitariste et claviériste de Kool & The Gang, demi-frère de Ronald et Robert “Kool” Bell, transforme sa carrière.
L’engagement spirituel
Le chanteur développe une approche plus consciente de sa musique. Ses albums de cette époque portent souvent une connotation humaniste chère à Jimmy Cliff. Il participe d’ailleurs à l’album Sun City avec le groupe Artists United Against Apartheid créé par Steven Van Zandt pour s’opposer à la politique sud-africaine d’apartheid. Cet engagement politique et social transparaît dans ses compositions.
CBS Records mise sur cette collaboration prometteuse. La firme distribue largement le single en Europe et aux États-Unis. L’album The Power and the Glory devient disque d’or en France, confirmant l’impact commercial de cette association artistique inattendue entre l’univers reggae jamaïcain et le funk américain.
Kool & The Gang, partenaires créatifs
Les musiciens de Kool & The Gang participent aux enregistrements de la plupart des titres de l’album. Cette collaboration transcende les genres musicaux traditionnels. A. Bayyan, H. Harris, J. Williams et R. Harris co-signent We All Are One, apportant leur expertise funk et soul au reggae de Jimmy Cliff.
Cette fusion musicale correspond à l’air du temps des années quatre-vingt. Les frontières entre genres s’estompent, les collaborations interraciales se multiplient. Jimmy Cliff profite de cette ouverture pour élargir son audience tout en conservant son message spirituel et social. Le single bénéficie d’un clip vidéo de cinq minutes tourné en 1983.