Joan Baez – The Magic Wood / All In Green Went My Love Riding – 0000

Joan Baez s’aventure en terres littéraires avec deux poèmes mis en musique.

Deux textes anglais dans la voix de Joan Baez

Aucune date n’est mentionnée. Ce 45 tours de Joan Baez sort en France chez Vanguard. Deux titres au programme : « The Magic Wood » et « All In Green Went My Love Riding ». Ce ne sont pas des chansons ordinaires. Ce sont des poèmes mis en musique. Le premier est signé Henry Treece, le second E. E. Cummings.

Joan Baez n’en est pas à son premier essai dans ce registre. Elle chante depuis les années 60, naviguant entre folk, protest songs et ballades anciennes. Mais ici, c’est un autre exercice : donner voix à des textes littéraires. Le disque est publié sous le nom de la série « Joan Baez Single Series – Volume 12 ».

Distribué par La Compagnie Européenne Du Disque, le disque est pressé en France. Le visuel de pochette est signé J-P. Leloir. À l’intérieur, aucune mention de date précise. Ce 45 tours reste un objet rare, hors du temps, au carrefour du folk et de la poésie.

A – The Magic Wood

« The Magic Wood » est un poème de Henry Treece. Joan Baez en livre une version chantée, sobre et intime. Le morceau dure deux minutes et vingt-quatre secondes. Il ouvre la face A. Aucun bruit. Juste sa voix. Aucune information de diffusion à grande échelle. Il ne figure sur aucun album studio connu. Sa présence reste discrète dans sa discographie officielle.

On ne trouve pas trace de ce titre dans les concerts majeurs de Joan Baez. Il semble réservé à cette publication unique. Pourtant, cette version témoigne d’une volonté d’explorer un répertoire littéraire, loin des grandes scènes et des revendications politiques. C’est un écho, court, presque confidentiel, d’un monde imaginaire.

« All In Green Went My Love Riding » est un texte de E. E. Cummings. Le poème original, en anglais, évoque une chevauchée imaginaire. Joan Baez le transforme en une chanson de trois minutes et vingt-et-une secondes. Il occupe la face B du disque. Aucun autre support identifié ne le mentionne. Il n’apparaît pas sur les compilations habituelles de l’artiste.

Comme pour la face A, aucune indication sur la diffusion à la radio ou en télévision. Ce morceau semble n’avoir existé que dans le cadre restreint de cette édition française. Un objet musical non identifié. Loin du folk revendicatif. Loin de Woodstock. Un autre versant de Joan Baez, plus littéraire, plus mystérieux.

Joan Baez, la voix d’un folk en vers oubliés.

Joan Baez est née le 9 janvier 1941 à Staten Island. Figure du folk américain, elle s’impose dans les années 60. Elle chante les droits civiques, la paix, la justice. Avec Bob Dylan, elle forme un duo emblématique des protest songs. Ce disque, lui, est à part. Il ne figure pas dans les grandes étapes de sa carrière. Il n’est pas cité dans les biographies majeures.

Aucune tournée ne mentionne ces deux titres. Aucun album ne les reprend. Ce 45 tours semble être un projet parallèle, une parenthèse. Les deux poèmes chantés sont absents des anthologies et rééditions. Ce disque est un fantôme dans la discographie de Joan Baez. Il demeure un objet isolé. Et rare.

Pourtant, il existe. Il est là, avec sa pochette sobre, ses textes imprimés, son silence autour. Une curiosité. Une trace infime d’une artiste immense. Il faut l’écouter, ne serait-ce que pour entendre cette voix raconter autre chose, loin des slogans, proche des songes.

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