À l’automne 1958, Marcel Amont remonte le courant
En novembre 1958, Marcel Amont enregistre un nouveau 45 tours pour le label Polydor. Intitulé simplement 8 – L’Eau Vive, ce disque au format EP propose quatre titres. À la baguette, Armand Migiani et son orchestre, déjà complice de plusieurs productions de variété de la décennie. Le ton est léger, précis, toujours rythmé.
Sur la face A, L’Eau Vive et La Bonne Idée. En face B, Menuet De La Reine et Dans Le Même Sabot. Chacune de ces chansons reflète l’art de Marcel Amont : diction millimétrée, ironie douce, et une façon unique de donner du relief aux textes du quotidien. Le vinyle est imprimé chez Dillard et Cie, Paris.
Entre chanson populaire et clin d’œil classique
La pièce maîtresse de ce disque, L’Eau Vive, est signée Guy Béart. Le morceau était à l’origine destiné au film de François Villiers sorti trois ans plus tôt. Dans cette version revisitée par Marcel Amont, la chanson prend un ton plus souple, plus sautillant. Elle ne perd rien de sa portée mais change de costume, comme souvent chez lui.
Avec La Bonne Idée, on retrouve le duo Crola / Plante, connu pour ses ritournelles légères. Là encore, Marcel Amont y injecte son grain de voix, sa malice. Rien n’est pesant, tout s’enchaîne avec justesse.