Marie-Paule Belle fait chanter la capitale
En 1976, le pavé parisien vibre au rythme d’une voix singulière. Marie-Paule Belle dégaine La Parisienne, un 45 tours qui emporte la capitale sur les trottoirs de ses souvenirs. Quelques années après son éclosion remarquée, la chanteuse s’affirme avec des textes incisifs et une présence forte. Tout s’emballe, l’univers du disque s’étend de Saint-Germain-des-Prés jusqu’aux cafés enfumés. L’air circule, inonde les ondes.
Dans les cabarets, Marie-Paule Belle impose sa silhouette. Dès ses débuts, elle marque les esprits avec « Wolfgang et moi ». Mais en 1976, c’est La Parisienne qui s’impose, portrait ciselé d’une ville et d’une femme, chroniqué sur fond d’accords nerveux. Sur scène, elle partage l’affiche avec d’autres figures de la chanson, mais sa voix tranche, singulière, précise. L’air s’installe.
Autour de ce disque, la ville devient personnage. Marie-Paule Belle dépeint ses rues, ses manies, ses failles. Avec Celui en face B, elle donne une réplique, autre tonalité, autre histoire. Tout se joue en deux morceaux, capsule de l’époque. 1976 scelle ce moment. Les radios embarquent le public, l’accueil suit, la rue fredonne.