Quand le roi de la parodie passe en mode rap
1981. Sur les plateaux de Hollywood, Mel Brooks tourne « History of the World, Part I ». Dans une des séquences, il joue Louis XVI. Perruque poudrée, œil frondeur, il balance un refrain en forme de gifle : « It’s good to be the king ». En studio, la phrase devient un 45 tours. Le morceau sort chez RCA, en version Part I et Part 2. Le roi se met au rap.
Mel Brooks a 55 ans. Il est déjà une figure du cinéma comique. Réalisateur de « Frankenstein Junior », « The Producers », « La Folle Histoire de l’espace ». Mais cette fois, il passe à la musique. Il écrit le titre avec Pete Wingfield. Ensemble, ils fusionnent disco, hip hop, parodie. Le ton est absurde, second degré, ouvertement provoc.
Le morceau devient un ovni. Il circule dans les clubs. Il passe à la radio. Il surprend. En France, le disque est pressé par Disco France. Pochette noire, typographie imposante. Le roi regarde. Le beat tourne. Part I en face A. Part 2, instrumentale, en face B.
Mel Brooks ne devient pas rappeur. Mais il marque un coup. Il détourne le genre, le retourne, l’envoie au public comme un clin d’œil. Et ça prend. Dans les classements, le disque monte. Dans les têtes, la phrase reste. C’est bon d’être le roi.