Patricia Carli, seule face au non-consentement
À l’automne 1963, Patricia Carli entre en studio. Elle a 22 ans. Elle sort un 45 tours en format EP. Quatre titres. En tête, un coup de poing : « Demain Tu Te Maries (Arrête, Arrête Ne Me Touche Pas) ». Une chanson droite. Violente. Elle dit non. Elle dit stop. Et elle le chante.
La face A se poursuit avec « Qu’elle Est Belle Cette Nuit ». Loin de la tension du premier morceau. Une respiration. Une nuit calme. En face B, deux titres courts : « La Découverte » et « L’Amour En Cage ». Moins connus. Plus sobres. Mais tenus. Tous les textes et musiques sont signés Patricia Carli. L’orchestre est dirigé par Jean Bouchéty. Le disque est produit par Bel Air.
Un choc public
Le titre principal, « Demain Tu Te Maries », fait réagir. Il passe en radio. Il bouscule. La phrase « arrête, arrête, ne me touche pas » n’a jamais été chantée ainsi. Le morceau choque, ébranle. Patricia Carli ne commente pas. Elle chante, simplement. Le reste du disque suit. En silence.