Le gamin de Diana revient, plus sûr, plus showman
Un an après l’ouragan Diana, Paul Anka est de retour. En 1958, il n’a pas encore 18 ans, mais il remplit déjà les salles, enregistre à un rythme effréné, et enchaîne les apparitions télé. Cette année-là, il publie Crazy Love, une ballade pop qui confirme son talent pour écrire des refrains simples, efficaces, et touchants. Autour de lui, Don Costa orchestre les sessions avec précision. Les arrangements sont plus étoffés, le ton plus assuré. L’adolescent timide devient entertainer.
Le disque sort en France sous forme d’un EP 45 tours chez Vega, avec la référence ABC 45.90.839. Il comprend quatre titres : Crazy Love, Let The Bells Keep Ringing, Down By The River Side et Waiting For You. Imprimé par Chaumès, distribué en licence ABC-Paramount, le disque conserve la sobriété visuelle des pressages de la série Médium. Mais sur les sillons, c’est un Paul Anka nouveau qui s’impose.
Une ballade soignée et un second tube immédiat
Crazy Love est une chanson d’amour directe, presque parlée. La voix de Paul Anka gagne en gravité, sans perdre sa clarté. Le texte reste adolescent, mais l’interprétation prend de l’assurance. La guitare d’accompagnement et la section rythmique restent discrètes. La mélodie, elle, s’installe vite dans la tête. Le titre connaît un bon accueil aux États-Unis, et s’impose rapidement dans les playlists européennes. C’est le signe que l’élan Diana n’était pas un accident.