Un gamin d’Ottawa décroche l’impossible en 1957
À l’été 1957, un adolescent canadien de 15 ans entre dans le studio Don Costa à New York. Il s’appelle Paul Anka. Il n’a ni expérience, ni nom connu, mais il apporte un texte griffonné sur un carnet : une déclaration d’amour à sens unique adressée à sa babysitter. Il l’appelle Diana. C’est une mélodie simple, touchante, que Sid Feller et Don Costa habillent d’un arrangement pop aux accents doo-wop. La session est rapide. L’enregistrement, presque brut. Le disque sort sur le label ABC-Paramount à l’été, aux États-Unis. Le monde n’est pas encore prêt, mais il va écouter.
En France, le morceau arrive en 1959 sous la forme d’un EP 45 tours édité par Vega, dans la série Médium. Référence : 45-90.831. Quatre titres : Diana, Don’t Gamble With Love, I Love You, Baby, Tell Me That You Love Me. La pochette est sobre. L’impression est signée Chaumès. Le disque est un repressage, mais le succès est immédiat. La France découvre un jeune homme qui parle d’amour avec une sincérité désarmante.
Un slow fondateur qui bouleverse l’industrie
Diana devient un phénomène. Aux États-Unis, le titre se classe numéro 1 du Billboard. Il se vend à plus de neuf millions d’exemplaires dans le monde. À 16 ans, Paul Anka devient une idole. Sa voix chaude, sa diction claire, son sourire d’ange séduisent. Mais ce n’est pas qu’une question d’image : il a écrit la chanson lui-même. C’est l’un des premiers jeunes artistes à signer un tube planétaire sans passer par le filtre des producteurs ou des compositeurs maison. Il devient un modèle pour les teen idols à venir. Ce disque marque la naissance d’une nouvelle génération dans la pop.
2 réflexions sur “Paul Anka – Diana – 1957”
J ai le 45 t bleu de Paul anka
Comme neuf super propre
Dédicace olympia paris
Si client?
Sympa mais non merci