À 17 ans, Paul Anka jongle entre balades pop et racines country
En 1958, Paul Anka enregistre un nouveau 45 tours pour le marché français. Ce jeune Canadien, déjà propulsé par le succès de Diana et de Let The Bells Keep Ringing, continue d’explorer les multiples facettes de la musique américaine. Le disque s’ouvre sur Just Young, un morceau court, rythmé, écrit par Roberts. Puis vient So It’s Goodbye, une composition personnelle. En face B, Paul Anka s’attaque à deux classiques du répertoire country de Hank Williams : Your Cheatin’ Heart et Jambalaya. Le contraste est fort. L’intention est claire : prouver qu’il peut chanter autre chose que les tourments adolescents.
Le disque sort en France sous la référence ABC 45.90.842, distribué par Vega dans la collection série Médium. Il est imprimé par Emcé – Paris. Quatre titres sont gravés : deux originaux, deux reprises. L’arrangement est confié à Don Costa, fidèle collaborateur de Anka. L’objectif est d’élargir le répertoire et de séduire un public au-delà des adolescents. La pochette reste sobre, mais l’interprétation, elle, joue la variété maîtrisée.
Un premier pas hors du registre romantique
Avec ce disque, Paul Anka cherche à sortir du carcan des ballades sentimentales. Il s’essaie à un style plus narratif, plus ancré dans les sonorités américaines traditionnelles. Ce n’est pas encore de la country au sens strict, mais c’est déjà un virage. Le disque ne connaît pas le même succès que Diana, mais il s’impose comme une étape significative dans la construction d’un répertoire plus adulte.