Peter Allen – I Go To Rio – 1976

Un aller simple pour Rio, en pleine vague disco

Peter Allen enflamme les platines françaises

En 1976, un Australien au sourire large débarque dans les bacs français avec un 45 tours qui sent le sable chaud. Sur la face A : I Go To Rio. Sur la B : The More I See You. Le nom : Peter Allen. Auteur-compositeur, showman exubérant, il signe ici l’un de ses titres les plus connus, qui traversera l’Atlantique pour s’imposer dans les clubs européens.

Le disque est distribué en France par C.P.F. Barclay, sous le label A&M Records. La mention « Version Originale » s’affiche fièrement sur la pochette. Et pour cause : I Go To Rio, coécrit avec Adrienne Anderson, est un concentré d’énergie tropicale, entre rythmes brésiliens et arrangements disco-funk. Le morceau devient rapidement un incontournable de ses concerts.

Une image en technicolor pour un son caliente

La photographie utilisée pour la pochette, fournie par la compagnie aérienne Varig, annonce la couleur : dépaysement, fiesta, exotisme. Le disque est produit par Brooks Arthur, ingénieur du son passé par les studios de Phil Spector. Il offre à Peter Allen une scène sonore riche, où les percussions côtoient les cuivres dans une ambiance de carnaval exportée en vinyle.

Ce 45 tours, imprimé par Carto Print, marque une nouvelle étape dans la carrière de l’artiste australien. Après plusieurs années dans l’ombre des grands noms qu’il écrit pour, Peter Allen s’impose désormais en interprète flamboyant.

A – I Go To Rio

I Go To Rio, c’est un cocktail explosif de samba, de funk et d’autodérision. Dès les premières notes, les percussions s’invitent. Le piano bondit. Et Peter Allen lance son chant exalté. Le refrain accroche immédiatement : il évoque Rio de Janeiro, mais surtout l’envie de lâcher prise. Le titre devient un hymne hédoniste, repris plus tard par Pablo Cruise ou Hugh Jackman dans ses hommages scéniques à Allen.

En France, le morceau s’impose dans les soirées disco, porté par sa rythmique irrésistible. Il ne grimpe pas dans les tops comme aux États-Unis ou en Australie, mais s’inscrit durablement dans la mémoire des DJs et amateurs de funk solaire.

The More I See You propose un contraste net avec la face A. Ballade romantique composée dans les années 40 par Harry Warren et Mack Gordon, elle a été interprétée par Chris Montez ou Nat King Cole. Peter Allen la reprend ici avec retenue, douceur, et une orchestration plus jazzy que ses versions précédentes.

Ce choix de reprise témoigne de l’éclectisme de Peter Allen. Il ne se limite pas à ses propres compositions, mais s’inscrit aussi dans une tradition vocale américaine. En face B, il laisse tomber les paillettes pour retrouver le velours des crooners, sans jamais perdre son sens du spectacle.

Un hit tropical devenu carte de visite

Peter Allen était déjà connu comme auteur, notamment pour I Honestly Love You, écrite pour Olivia Newton-John. Avec I Go To Rio, il accède enfin à une reconnaissance publique plus large. Le titre devient sa signature. Il ouvre ses concerts par cette chanson pendant plus de dix ans.

Un disque qui dépasse les frontières

Ce 45 tours, version française d’un succès anglo-saxon, marque l’arrivée de la samba dans les programmations funk/disco de l’Hexagone. La production soignée de Brooks Arthur, les choix visuels exotiques et la personnalité débordante de Peter Allen donnent à ce disque une allure de carte postale dansante. Une carte envoyée de Rio… par un Australien.

Le vinyle reste aujourd’hui une pièce recherchée par les collectionneurs de funk, de disco latino ou de raretés A&M. Une face pour danser, l’autre pour rêver. Il mérite une nouvelle écoute — volume à fond et chemise à fleurs de rigueur.

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