1985, l’année d’un regard vers demain
L’année est 1985. Pierre Bachelet, une voix reconnaissable entre mille, sort un nouveau 45 tours. Sur la face A, une chanson qui va marquer les esprits : « En l’an 2001 ». L’artiste, déjà bien installé dans le paysage musical français avec des succès comme « Les Corons », propose ici un regard teinté de mélancolie sur les promesses du futur. Un futur imaginé des années plus tôt, celui de l’an 2000, qui approche alors à grands pas. La collaboration fidèle avec le parolier Jean-Pierre Lang est une nouvelle fois au rendez-vous pour ce titre.
Ce n’est pas un simple disque. C’est une capsule temporelle. « En l’an 2001 » nous transporte dans les souvenirs d’une époque, celle des années 60 et 70, où l’on rêvait de voitures volantes et de robots domestiques. Pierre Bachelet, avec sa sensibilité à fleur de peau, met en musique cette confrontation entre les rêves d’enfant et la réalité qui se dessine. Le disque sort chez RCA, un label majeur, et la pochette montre un Pierre Bachelet pensif, comme plongé dans ses réflexions sur le temps qui passe.
Une mélodie pour l’avenir et le passé
L’inspiration de « En l’an 2001 » est double. Il y a d’abord cette nostalgie collective pour une vision idéalisée du futur, un thème universel qui touche toutes les générations. Et puis, il y a le talent de Pierre Bachelet et de Jean-Pierre Lang pour transformer cette idée en une chanson populaire, entraînante mais aussi profonde. Le titre est immédiatement adopté par le public, trouvant un écho particulier en cette moitié des années 80, une décennie charnière, elle-même tournée vers les innovations et les changements.
Ce 45 tours, avec « En l’an 2001 » en locomotive, ne se contente pas de passer à la radio. Il s’inscrit durablement. La chanson deviendra même, quelques années plus tard, en 1994, le générique d’une série animée populaire, “Il était une fois… les Explorateurs”, prolongeant son voyage à travers le temps. Le disque comprend aussi une face B, « La Chanson de Presley », offrant une autre facette du talent de Pierre Bachelet, toujours ancrée dans une certaine idée de la mémoire et de l’hommage.
L’année 1985 est donc marquée par ce nouveau succès pour Pierre Bachelet. L’artiste, qui avait déjà conquis le public avec des titres emblématiques comme « Elle est d’ailleurs » ou l’hymne nordiste « Les Corons », confirme sa place d’auteur-compositeur-interprète majeur de la chanson française. « En l’an 2001 » n’est pas seulement une chanson, c’est une photographie sonore d’une époque, un témoignage des espoirs et des désillusions face à l’avenir, porté par la voix chaude et légèrement éraillée de Pierre Bachelet.