Ray Charles – What’d I Say – Part 1 & 2 – 49 – 1984

Ray Charles retrouve son chef-d'œuvre révolutionnaire What'd I Say dans une réédition 1984 de la série Atlantic.

En 1984, Atlantic Records réédite le titre le plus révolutionnaire de Ray Charles dans une série numérotée, ce disque portant le numéro 49. What’d I Say retrouve son format original en deux parties, exactement comme lors de sa première sortie en 1959. Cette réédition stéréo témoigne de l’importance historique de cette chanson qui a révolutionné la musique populaire et donné naissance à la soul music.

Vingt-cinq ans après sa création accidentelle lors d’un concert à Brownsville en Pennsylvanie en décembre 1958, What’d I Say conserve toute sa puissance révolutionnaire. Ray Charles avait improvisé ce titre pour combler douze minutes en fin de spectacle, créant sans le savoir l’une des chansons les plus influentes de l’histoire du rock et de la soul. Cette réédition permet aux nouvelles générations de redécouvrir l’original dans sa version intégrale.

Un patrimoine musical incontournable

Cette réédition s’inscrit dans une démarche patrimoniale d’Atlantic Records qui célèbre ses plus grands classiques. Distribué par WEA Filipacchi Music et pressé par MPO, ce disque bénéficie des technologies d’enregistrement modernes tout en préservant l’authenticité de l’enregistrement original du 18 février 1959. La qualité stéréo révèle des détails inédits de cette session historique.

L’insert inclus dans la pochette présente les quarante premiers disques de cette série de rééditions, témoignant de la place centrale de What’d I Say dans le patrimoine musical d’Atlantic Records. Cette chanson demeure le premier disque d’or de Ray Charles et l’un des plus gros succès commerciaux du label fondé par Ahmet Ertegün et Jerry Wexler.

A – What'd I Say (Part 1)

La première partie de What’d I Say en trois minutes deux secondes capture l’essence de cette révolution musicale née de l’improvisation. Ray Charles lance cette création spontanée sur son piano électrique Wurlitzer avec une série de riffs qui transforment à jamais la musique populaire. Cette partie initiale établit la structure gospel-blues qui influence immédiatement une génération d’artistes de The Beatles aux Rolling Stones.

L’enregistrement révèle la magie de cette session du 18 février 1959 dans les studios d’Atlantic Records à New York. Ray Charles guide la mélodie avec son piano funky caractéristique, soutenu par les interventions de David Newman au saxophone et de Bennie Crawford. Les Raelettes ajoutent cette dimension gospel qui scandalise l’Amérique puritaine de l’époque.

La naissance officielle de la soul

Cette première partie illustre parfaitement la fusion révolutionnaire entre gospel et rhythm and blues qui donne naissance à la soul music. Ray Charles utilise les codes de la musique religieuse pour exprimer des sentiments profanes, créant cette alchimie unique qui influence toute la musique contemporaine. Rolling Stone classe What’d I Say au dixième rang de ses 500 plus grandes chansons de tous les temps.

La seconde partie de What’d I Say en deux minutes deux secondes déploie la dimension la plus révolutionnaire de cette création. Les échanges suggestifs entre Ray Charles et les Raelettes transforment cette section en dialogue musical érotique qui provoque la censure de nombreuses radios américaines. Cette audace expressive ouvre la voie à toute la musique soul et funk des décennies suivantes.

L’enregistrement original révèle l’atmosphère électrique de cette session historique. Tom Dowd, l’ingénieur du son, capte chaque nuance de ces échanges vocaux révolutionnaires. La fausse fin qui divise les deux parties crée une tension dramatique parfaite, avec l’orchestre et les Raelettes qui supplient Ray Charles de continuer avant le finale frénétique.

L’influence éternelle d’un chef-d’œuvre

Cette seconde partie confirme le génie improvisateur de Ray Charles qui transforme un moment de remplissage en révolution culturelle. Les appels et réponses entre le chanteur et ses choristes créent cette communion musicale qui traverse les générations. Cette réédition de 1984 permet de mesurer l’impact durable de cette création sur toute la musique populaire contemporaine.

Ray Charles, génie intemporel de la révolution soul

Cette réédition 1984 de What’d I Say témoigne de la pérennité du génie de Ray Charles. Vingt-cinq ans après sa création, cette chanson révolutionnaire conserve intacte sa puissance émotionnelle et son influence sur la musique contemporaine. Le succès durable de cette réédition prouve que les grandes œuvres transcendent les époques et continuent d’émouvoir les nouvelles générations.

Raymond Charles Robinson le 23 septembre 1930 à Albany en Géorgie, il révolutionne la musique populaire dès I Got A Woman en 1954 en fusionnant gospel et rhythm and blues. Cette innovation audacieuse culmine avec What’d I Say en 1959, improvisation géniale qui devient son premier disque d’or et consacre la naissance de la soul music.

Un héritage musical vivant

Formé à la Florida School for the Deaf and Blind après avoir perdu la vue à sept ans, Ray Charles puise dans toutes les traditions musicales américaines pour créer son style unique. Chez Atlantic Records depuis 1952, il bénéficie de la liberté créative accordée par Ahmet Ertegün et Jerry Wexler qui l’encouragent à expérimenter sans limites.

What’d I Say influence immédiatement les plus grands artistes de l’époque. Paul McCartney découvre sa vocation musicale en entendant ce titre, John Lennon s’inspire du piano électrique pour développer les riffs de guitare, George Harrison se souvient d’une fête de 1959 où la chanson résonne huit heures non-stop. Cette réédition permet de redécouvrir l’original qui a transformé la musique populaire mondiale.

La consécration d’un chef-d’œuvre éternel

Intégrée au Registre national des enregistrements de la Bibliothèque du Congrès en 2002, What’d I Say reçoit le Grammy Hall of Fame Award et figure parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock selon le Rock and Roll Hall of Fame. Cette réédition stéréo de 1984 révèle des détails inédits de l’enregistrement original, permettant d’apprécier pleinement la richesse de cette session du 18 février 1959.

Ray Charles clôture chaque concert de sa carrière avec What’d I Say jusqu’à sa mort le 10 juin 2004 à Beverly Hills. Cette fidélité témoigne de l’importance particulière de cette création dans son cœur d’artiste. La réédition de 1984 capture l’essence de ce chef-d’œuvre qui continue d’inspirer les musiciens du monde entier, quarante ans après sa conception révolutionnaire.

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