Richard Anthony donne le ton en 1959 avec son EP Nouvelle Vague
Dans l’été 1959, les rues de Paris résonnent du choc entre deux mondes : le vieux cinéma de papa et la Nouvelle Vague qui le bouscule, les chansons traditionnelles et le rock’n’roll américain qui s’impose. C’est précisément dans ce tumulte que surgit un 45 tours de Richard Anthony, jeune chanteur franco-égyptien au phrasé tranquille et à la voix douce, encore inconnu du grand public. Sur la pochette, une MG décapotable rouge, des jeunes insouciants, et quatre titres qui deviendront rapidement les premiers jalons d’une carrière immense.
Le disque s’ouvre sur « Personnalités », adaptation de « Personality » de Lloyd Price, puis enchaîne avec « Pauv’ Jenny », version française de « Poor Jenny » des Everly Brothers. Sur la face B, « Nouvelle Vague », traduction libre de « Three Cool Cats » des Coasters, précède « J’ai Rêvé », reprise de « Dream Lover » de Bobby Darin. Quatre morceaux adaptés avec soin, traduits, réorchestrés et francisés dans l’esprit du temps.
Un jeune homme entre les États-Unis et Saint-Germain-des-Prés
Richard Anthony, né Ricardo Btesh, grandit entre le Caire, Buenos Aires, Paris et Londres. Il parle plusieurs langues, écoute du jazz, du rock, de la variété. Son talent : adapter les tubes américains pour le public français. Son coup d’essai : ce disque Nouvelle Vague, enregistré avec <