Richard Anthony – Roly Poly – 1960

Écoutez la version originale du 45 tours

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Itsy Bitsy, Petit Bikini = Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polkadot Bikini - Richard Anthony
Je Suis Fou De L'école = Swingin' School - Richard Anthony
Roly Poly - Richard Anthony
Le P'tit Clown De Ton Cœur = Cathy's Clown - Richard Anthony
---------------------- - Richard Anthony

Un bikini, un clown et un twist : 1960 sonne l’heure de la récré.

Richard Anthony secoue l’été 1960 avec un EP entre rock et récréation

En 1960, les jupes raccourcissent, les radios s’emballent et les plages se remplissent. Dans ce climat détendu, Richard Anthony lance son 45 tours Roly – Poly, un concentré de rythme et de légèreté. Le chanteur, déjà bien installé dans le paysage musical français, multiplie les adaptations anglo-saxonnes. Sur cet EP, il frappe fort avec « Itsy Bitsy, Petit Bikini », version française d’un tube américain aussi absurde que dansant.

Le disque réunit quatre morceaux : « Itsy Bitsy, Petit Bikini », « Je Suis Fou De L’école » (adaptation de « Swingin’ School »), « Roly Poly », et « Le P’tit Clown De Ton Cœur » (adapté de « Cathy’s Clown » des Everly Brothers). L’ensemble, mené tambour battant, montre un Richard Anthony à l’aise dans tous les registres : humour, énergie, romantisme adolescent.

Entre twist, cours de récré et mélancolie américaine

Les orchestrations sont confiées à Christian Chevallier, comme sur ses disques précédents. Il est accompagné par Les Angels, formation fidèle aux rythmes anglo-saxons. La pochette, sobrement photographiée par Baumgartner, cadre avec l’esthétique Columbia de l’époque : recto sobre, verso explicite. L’EP s’adresse clairement à la jeunesse française, avide de danse et de nouveautés venues d’Outre-Atlantique.

A1 – Itsy Bitsy, Petit Bikini / A2 – Je Suis Fou De L’école

« Itsy Bitsy, Petit Bikini » est une adaptation du morceau américain « Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polkadot Bikini », écrit par Lee Pockriss et Paul Vance en 1960. Le titre original devient un succès mondial, porté par Brian Hyland. En France, André Salvet et Lucien Morisse signent une version française au texte cocasse, narrant les déboires d’une jeune fille complexée par son maillot de bain. La chanson est un tube immédiat, devenant l’un des plus gros succès de Richard Anthony.

Le deuxième titre, « Je Suis Fou De L’école », adapte « Swingin’ School » de Bobby Rydell, autre carton de l’année 1960. Le texte français, signé D. Hortis et H. Ithier, conserve l’esprit adolescent du morceau original : école, camarades, légèreté. Le rythme rapide, les chœurs dynamiques et la voix enthousiaste de Richard Anthony en font un hymne des cours de récré.

Face B, « Roly Poly » est un morceau moins connu, d’origine américaine, signé Elsa Doran et Sol Lake. La version française est adaptée par Gérard Aber. Il s’agit d’un twist jovial et entraînant, où Richard Anthony s’amuse vocalement. Le refrain simple et la rythmique répétitive en font un bon support de danse, dans la lignée des chansons de plage et de guinguette revisitées.

Le dernier titre, « Le P’tit Clown De Ton Cœur », change de ton. Il s’agit d’une adaptation du classique « Cathy’s Clown », écrit par Phil Everly pour les Everly Brothers. En France, les paroles sont confiées à Gérard Aber et Pierre Delanoë. Le morceau, tout en retenue, parle d’un amour malheureux. Richard Anthony y adopte un ton grave, loin de l’ambiance légère des titres précédents.

Un 45 tours éclectique, pour danser, rire et soupirer.

Ce disque de 1960 illustre à la perfection la polyvalence de Richard Anthony. Avec « Itsy Bitsy, Petit Bikini », il signe un immense tube de l’été, qui marquera durablement sa carrière. Le titre est encore aujourd’hui associé à lui en France. L’EP joue aussi sur d’autres registres : l’énergie adolescente avec « Je Suis Fou De L’école », la légèreté dansante avec « Roly Poly », et la mélancolie sentimentale avec « Le P’tit Clown De Ton Cœur ».

Le disque connaît un bel accueil public et médiatique. Il participe à installer durablement Richard Anthony comme l’un des visages du mouvement yé-yé naissant, en amont des grandes années Salut les Copains. Ses talents d’adaptateur, son accent chanté sans forcer l’américanisme, et son ton mesuré séduisent un public large, des jeunes aux parents. Une photographie sonore fidèle à l’été 60, entre tubes instantanés et transitions vers une nouvelle ère musicale.

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