Get Back, Don’t Let Me Down : l’énergie brute de la fin d’une époque
En 1969, The Beatles enregistrent Get Back dans un climat de tension créative. Le groupe s’installe à Londres pour le projet « Let It Be », entre répétitions filmées, disputes et éclats de génie. Paul McCartney imagine un retour aux sources, une chanson simple, énergique, enregistrée presque en direct. Billy Preston rejoint The Beatles à l’orgue, apportant un groove inédit. Sur la face B, Don’t Let Me Down, John Lennon livre une déclaration vibrante à Yoko Ono, portée par la voix du groupe réuni.
Le 30 janvier, The Beatles montent sur le toit de l’immeuble Apple, à Savile Row. La performance improvisée de Get Back et Don’t Let Me Down arrête la circulation, la foule s’amasse dans la rue. Les caméras immortalisent cette séquence, ultime apparition scénique du groupe. Quelques semaines plus tard, le 45 tours paraît. Apple Records appose son label, la pochette circule dans toute l’Europe.
Les radios diffusent Get Back en boucle. The Beatles touchent un nouveau sommet dans les charts britanniques, américains, français. Le son brut, l’urgence des voix, séduisent un public large. La face B, Don’t Let Me Down, s’impose comme un contrepoint plus intime, reflet des tensions et des espoirs de la dernière année du groupe.
Let It Be : retour au live, dernières étincelles
Get Back symbolise le projet de retour à la spontanéité, loin des expérimentations de Sgt. Pepper. Les sessions sont filmées, des disputes éclatent, mais la cohésion renaît dans la musique. Billy Preston devient le cinquième Beatle le temps de ces enregistrements. La sortie du single précède l’album Let It Be et le film documentaire du même nom. Le disque marque la fin d’un cycle, le début de la séparation.