The Bewitched Hands – Sea – 2010

La Marne en liesse, The Bewitched Hands distillent « Sea » sur vinyle en 2010.

Une escapade pop venue de Reims

Au début de l’année 2010, une vague musicale remue Reims. Six amis réunis sous le nom de The Bewitched Hands surgissent sur la scène indépendante. À la manœuvre, Benjamin Schoos, aussi connu comme Miam Monster Miam. Le single Sea naît dans cette effervescence. Un refrain entêtant, une pochette bleue évocatrice, et une énergie artisanale. L’écho de leur tube « Hard To Cry » rôde dans toutes les conversations.

Le groupe construit son histoire sur l’alchimie collective. À chaque concert, The Bewitched Hands débordent de chœurs, se relaient à la guitare et à la batterie. Sea s’installe comme une carte postale sonore, voyage de la Marne vers les ondes anglaises. Les radios nationales captent la rumeur. Les festivals leur ouvrent les bras.

The Bewitched Hands signent chez Sony Music cette année-là. Leur titre Sea prend le large en 45 tours, propulsé sur la platine vinyle comme un manifeste pop. Le morceau « I Was The One », puis « I Love You », s’alignent sur la Face B. Dans le sillage, l’album The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads s’impose chez les disquaires.

A1 – Sea

Sea ouvre la voie sur ce 45 tours. Le morceau, d’abord diffusé en radio, s’impose par sa fraîcheur et sa simplicité immédiate. Dès sa sortie, il séduit les amateurs de pop indépendante. Le vinyle trouve son public dans les bacs, appuyé par un bouche-à-oreille rémois, puis relayé dans l’Hexagone. Le single reçoit le soutien de la scène indé et franchit les frontières. Dans les médias, la montée du groupe attire l’œil. L’identité graphique de la pochette, le nom mystérieux, la jeunesse de la formation, tout intrigue.

En concert, The Bewitched Hands chantent Sea en chœur. Le refrain résonne à Reims, puis dans les festivals, repris par les fans. La chanson circule vite, relayée par les sites spécialisés et la presse musicale. En 2010, ce titre propulse le groupe sur le devant de la scène indie rock, appuyé par Sony Music. Le 45 tours attire les collectionneurs et les fidèles de la première heure.

I Was The One poursuit sur la Face B, format court, immédiat, percutant. Le morceau accompagne Sea comme un écho, renforce le côté collectif de la formation. Les radios spécialisées s’en emparent, glissent la chanson dans les playlists nocturnes. La distribution reste discrète, les amateurs guettent les rares exemplaires chez les disquaires indépendants.

I Love You referme le disque. Une déclaration pop, brute, fidèle à l’esprit du groupe. La Face B propose une alternative, joue la carte de la confession rapide et de la spontanéité. Ces deux titres installent le vinyle comme un objet prisé, marqué par le style rémois, signature d’une scène qui s’affirme en 2010, portée par la dynamique du collectif.

Les Rémois, mains envoûtées, imposent leur tempo sur la pop française.

La trajectoire de The Bewitched Hands prend racine à Reims. Six musiciens : Anthonin Ternant, Benjamin Lebeau, Marion Chermette, Christophe Marquez, Matthieu Le Roux et Jean-Sébastien Raude. Ils croisent la route de Yuksek, autre figure locale. Le groupe émerge sous le nom complet The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads avant de raccourcir. Leur univers mêle pop inventive et énergie collective.

En 2010, l’album The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads paraît, soutenu par la presse. Le single Sea tourne sur les radios, marque une génération d’auditeurs. Les Rémois enchaînent les tournées, s’invitent aux Francofolies, au Printemps de Bourges, jouent en Europe. Le collectif forge une identité visuelle forte, entre artisanat et détournements graphiques.

Une aventure collective de la Marne aux festivals

Leur force : la scène, la polyphonie, l’absence de leader. The Bewitched Hands séduisent par l’énergie, le partage, la singularité. Après « Sea », le groupe poursuit avec Hard To Cry et Thank You, Goodbye, It’s Over. Les ventes d’album progressent, portée par la reconnaissance nationale et internationale. En 2014, le collectif annonce la séparation après une dernière tournée. Le 45 tours « Sea » garde une place à part, témoin d’une génération pop de Reims. À réécouter, sans modération.

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